30/04/2005

30/04/05 - 10:55

When Benny met Smirny

Pourquoi est ce qu'on me retire tout ce que j'aime ces derniers temps...

La terre s'est effondrée hier soir quand le petit serveur stagiaire qui tortille un peu trop de l'arrière train est venu prendre la commande:
-Bonsoir, qu'est ce que je vous sers?
Ayant passé trop de semaines à répéter ma réplique, je la connaissais sur le bout des doigts, j'aurais pu exiger un Molière d'honneur... Je pris ma respiration, et dans un souffle libérateur, j'envoyais fièrement:
-Une Smirnoff Ice Black s'il te plait!
Saperlipopette que c'est bon!
Sauf que sa réplique à lui n'était pas dans mon script:
-Ah bein désolé on la fait plus, elle a été retirée du marché, trop alcoolisée au goût de certains.
Mais pas au mien bordel!!!!! Naaaaaaaaaan! Je n'en croyais pas mes oreilles, je sentais mes papilles quitter le navire, je me retrouvais six pieds sous terre!
Ma première gorgée de Smirnoff Ice à Heaven à Londres devenait un lointain et dur supplice! La joie de retrouver cette douce maitresse dans les bars en France il y a quelques mois à peine ne fut que de courte durée! La sentence est terrible, on me la retire pour une raison qui ne m'est une fois de plus pas valable. Fuck off!!!

Alors voilà, le temps des substituts est bel et bien amorcé!
Il m'a apporté une vodka coupée avec du Kas: aucune comparaison! Je l'ai bue mais pas savourée!
Alors j'oubliais ma Smirnoff Ice dans le rhum orange!

Il m'a pourtant affirmé qu'elle reviendrait sur le marché avec une autre formule, moins alcoolisée cette fois-ci...
Bha voyons!
C'est comme quand ils ont changé Ellie Ewing dans Dallas; moi désolé je n'y croyais pas, j'ai pas pu! Elle avait la meme voix pourtant et tout le monde l'appelait Ellie, meme ce pauvre Bobby qu'ils allaient faire mourir dans un accident de voiture... Mais rien n'y faisait...
Et c'est alors qu' Ellie est revenue quelques temps apres, la vraie, celle dont le sourire et les yeux pétillants ne pouvaient etre substitués par quiconque...





N.B: je viens de retrouver au fond du frigidaire une bouteille de Smirnoff Ice d'un litre... ma bouée de sauvetage... je me revois à Heaven, je suis au paradis... mais pour combien de temps encore...?

28/04/2005

28/04/05 - 23:31

Europa Europa

Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où la France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. – Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand sénat souverain qui sera à l'Europe ce que le parlement est à l'Angleterre, ce que la diète est à l'Allemagne, ce que l'Assemblée législative est à la France ! (Applaudissements.) Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être ! (Rires et bravos.) Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d'Amérique, les Etats-Unis d'Europe (Applaudissements), placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu ! (Longs applaudissements.)...

...Il résulte des statistiques et des budgets comparés que les nations européennes dépensent tous les ans, pour l'entretien de leurs armées, une somme qui n'est pas moindre de deux milliards, et qui, si l'on y ajoute l'entretien du matériel des établissements de guerre, s'élève à trois milliards. Ajoutez-y encore le produit perdu des journées de travail de plus de deux millions d'hommes, les plus sains, les plus vigoureux, les plus jeunes, l'élite des populations, produit que vous ne pouvez pas évaluer à moins d'un milliard, et vous arrivez à ceci que les armées permanentes coûtent annuellement à l'Europe quatre milliards. Messieurs, la paix vient de durer trente-deux ans, et en trente-deux ans la somme monstrueuse de cent vingt-huit milliards a été dépensée pendant la paix pour la guerre ! (Sensation.) Supposez que les peuples d'Europe, au lieu de se défier les uns des autres, de se jalouser, de se haïr, se fussent aimés : supposez qu'ils se fussent dit qu'avant même d'être Français, ou Anglais, ou Allemand, on est homme, et que, si les nations sont des patries, l'humanité est une famille ; et maintenant, cette somme de cent vingt-huit milliards, si follement et si vainement dépensée par la défiance, faites-la dépenser par la confiance ! ces cent vingt-huit milliards donnés à la haine, donnez-les à l'harmonie ! ces cent vingt-huit milliards donnés à la guerre, donnez-les à la paix ! (Applaudissements.) Donnez-les au travail, à l'intelligence, à l'industrie, au commerce, à la navigation, à l'agriculture, aux sciences, aux arts, et représentez-vous le résultat. Si, depuis trente-deux ans, cette gigantesque somme de cent vingt-huit milliards avait été dépensée de cette façon, l'Amérique, de son côté, aidant l'Europe, savez-vous ce qui serait arrivé ? La face du monde serait changée ! les isthmes seraient coupés, les fleuves creusés, les montagnes percées, les chemins de fer couvriraient les deux continents, la marine marchande du globe aurait centuplé, et il n'y aurait plus nulle part ni landes, ni jachères, ni marais ; on bâtirait des villes là où il n'y a encore que des écueils ; l'Asie serait rendue à la civilisation, l'Afrique serait rendue à l'homme ; la richesse jaillirait de toutes parts de toutes les veines du globe sous le travail de tous les hommes, et la misère s'évanouirait ! Et savez-vous ce qui s'évanouirait avec la misère ? Les révolutions. (Bravos prolongés.) Oui, la face du monde serait changée ! Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l'univers ! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies ! Au lieu d'apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie ! (Nouveaux applaudissements.) Désormais, le but de la politique grande, de la politique vraie, le voici : faire reconnaître toutes les nationalités, restaurer l'unité historique des peuples et rallier cette unité à la civilisation par la paix, élargir sans cesse le groupe civilisé, donner le bon exemple aux peuples encore barbares, substituer les arbitrages aux batailles ; enfin, et ceci résume tout, faire prononcer par la justice le dernier mot que l'ancien monde faisait prononcer par la force.....

.... Messieurs, je le dis en terminant, et que cette pensée nous encourage, ce n'est n'est pas d'aujourd'hui que le genre humain est en marche dans cette voie providentielle. Dans notre vieille Europe, l'Angleterre a fait le premier pas, et par son exemple séculaire elle a dit aux peuples : Vous êtes libres. La France a fait le second pas, et elle a dit aux peuples : Vous êtes souverains. Maintenant faisons le troisième pas, et tous ensemble, France, Angleterre, Belgique, Allemagne, Italie, Europe, Amérique, disons aux peuples : Vous êtes frères ! (Immense acclamation. – L'orateur se rassied au milieu des applaudissements.)

Victor Hugo le discours d'ouverture du Congrès de la Paix - 21 août 1849 (extraits)

28/04/05 - 13:33

La minute blonde

Lui : mais si je t’assure, et y paraît même qu’y’avait le styliste de la Staraque !
Moi : (avec mon air gourdasse) oui je sais il était à coté de nous quand on attendait le taxi avec sa petite valise à roulettes ! On s’est échangé quelques sourires ; il a l’air plutôt sympa.
Lui : et t’as pris des photos pendant la soirée ?
Moi : (moins gourdaillasse) heu si tu veux j’essayais de me concentrer sur ce que je voyais sans pour autant prendre de photos ou retranscrire en sténo ce qui se passait sur scène…
Lui : en fait c’est la même, elle et sa sœur : c’est pareil !
Moi : (un peu moins blondasse) Ah si quand même, elles ont beau avoir la même voix, chanter les mêmes chansons, y’en a une qui vend beaucoup plus et qui remplie les grandes salles un peu partout dans le monde, alors que sa sœur, elle, exploite le filon foire à la saucisse ! Mais attention, la foire à la saucisse gay, il paraît que c’était in pendant un temps !
Lui : t’as vu sa sœur au Zénith ?
Moi : (tournant vers le blond platine) oui, la grande salle pour l’une et apres la foire à la saucisse pour l’autre. Mais je suis pas le seul à avoir fait les deux ! A la deuxième soirée j'y ai retrouvé le mec qui était pile poil à coté de moi au Zénith. Il avait un t-shirt avec une cible dessus.
Lui : ah vi vi un t-shirt Replay !
Moi : (peroxydé) heu oui certainement, j’ai cherché à viser la cible toute la soirée mais il bougeait tout le temps, pas facile…
Lui : oh bhé mignon comme tu es t’as du choper facilement !
Moi : (testostéroné) eh bien non figure toi, je chope pas tout ce que je voudrais choper et puis j’ai jamais été bon au tir à l’arc !
Bon, et si on parlait de la constitution Européenne ?

27/04/2005

27/04/05 - 14:24

Bison futé

nouveau code de conduite









26/04/2005

26/04/05 - 14:55

Amour aux enchères

On dit que l'amour n'a pas de prix, certains baisers valent tout de même 155 000 euros!
Il va falloir que je révise mes tarifs...

26/04/05 - 14:49

Cogito, ergo sum

Ca cogite, ça cogite en ce moment, un peu trop même à mon goût. Ma cervelle ne se contente plus de fonctionner à plein régime au bureau il faut qu’elle en rajoute une couche le soir et même la nuit ! J’en ai passé une nuit blanche… Et alors là c’est du grand n’importe quoi !

Mon cervelet droit doit entraîner le gauche et vise versa, ils se font une compét’ , je ne sais pas qui va gagner mais pas moi au final, c’est clair.
En fait je n’ai plus trop le temps de penser à moi en journée. On me sollicite à peine le pied posé sur la moquette du bureau. Je sers, cours, renvoie, saisie, relance, annonce, conteste… pratiquement prêt pour Roland Garros !
Donc forcément une fois arrivé à l’appart, je suis pris dans cette accélération à laquelle je m’étais déshabitué cet hiver et c’est reparti pour le grand Chelem sauf que ça ne tourne plus autour du boulot mais autour de moi même… et de lui forcément !
Allez hop j’en remets une couche, bah oui j’y peux rien c’est comme ça, je vais encore me faire engueuler, même si je m’engueule déjà assez !
Ce qui est terrible c’est qu’au delà de penser à lui, je le vois, il est là ! Là, oui oui !
Il sait que je pense à lui, que je parle de lui : il me lit. Et moi forcement je clique sur son minois ! Je peux pas m’en empêcher, c’est comme ça !
Oui quelle idée me direz vous alors d’être venu ici ? Bien sur je ne me mens pas, je voulais tisser le lien, être là sous son nez même s’il ne le souhaitait plus ! Etre là encore, lui dire, faire passer des choses indirectement ! Je ne l’ai pas oublié, je ne l’oublie pas, donc je suis là.
Au delà de ça je ne m’étais jamais vraiment essayé à l’écriture, mon truc c’était plutôt la peinture. Expulser ce que j’ai en moi : y’avait mes collages, j’y ajoute maintenant l’écriture, pour l’instant ça fait du bien.
Un blog, j’y pensais depuis un petit bout de temps, depuis que je lisais Bruno et Stéphane. Sauf que maintenant je me demande si venir ici était une si bonne idée : parce qu’il est là. Et ça fait encore plus mal !
Tous mes anciens amoureux sont sur arrêt sur image ou en touche stop, lui est encore en lecture mais je suis plus dans le cadre.

J’envoie des bouteilles à la mer.
Je n’ai pas eu de réponse directe, j’en attends bien entendu même si je ne suis plus très sur parfois d’en vouloir. Suis-je maso à ce point ?
En fait j’ai eu une réponse indirecte ; c’est pour moi qu’il a laissé ce post, y’a pas de doute ou alors je suis complètement parano et là réservez moi une chambre à Ste Anne.
On avait joué par le passé au petit poucet, on joue maintenant à cache-cache. Ca va durer longtemps ?
Ca me fait penser à Michel Berger et Véronique Sanson, amants par le passé, ils s'envoyaient des messages par chansons interposées: "Seras tu là?", "Je serai là"...
Je saisie mon portable, j’appelle, j’appelle pas ?

Je n'ai pas appelé, mais j’ai cogité…

Voilà, mon heure de déjeuner est écoulée, je n’ai pas mangé, j’ai une fois de plus cogité, et j’envoie une autre bouteille à la mer…

24/04/2005

24/04/05 - 22:41

Sur un arbre perché

Dimanche soir, plus tout a fait le week end, pas encore le debut de la semaine, un espace temps que je n'ai jamais vraiment aimé, l'esprit s'emporte et les idées affluent plus vite qu'il ne le faut... la solitude ne fait rien pour faciliter les choses, ça a le gout de la déprime mais ça n'en est pas forcément...quoique...
Je venais de passer deux heures au volant de ma voiture à essayer de ne pas trop cogiter mais rien à faire: je tiens le volant, actionne les pédales, change les vitesses, tourne a droite quand il le faut, j'écoute ma musique et je pense à tout un tas de choses en meme temps.... Et ho Benjamin, reviens un peu à ta conduite!
Ca ne vous est jamais arrivé ça, de soudain reprendre conscience au volant apres avoir parcouru un trajet dont vous ne vous souvenez pas, j'ai beau etre tres tete en l'air parfois je me surprends encore à ne pas avoir plus de casse en voiture!
Ce qui me rassure c'est que je ne suis pas monotache: mes mains, mes pieds, mes yeux, mes oreilles, ma cervelle vivent en collocation mais assument tout a fait leur independance!

En quittant la maison familiale ou j'etais venu passer le week end, j'ai du retenir mes larmes, Justine ma niece en m'embrassant pour me dire au revoir venait de me dire
'Benjamin, pourquoi tu pars? Je t'aime tu sais?
Ce petit etre que je tenais dans mes bras detruisait en l'espace d'une phrase toutes les barricades que je m'etais érigé depuis quelques semaines; elle ne vit pas la goutte salée tomber mais elle sentit le tremblement dans ma voix
'Je sais ma puce je t'aime aussi, je dois partir, je dois rentrer travailler, mais je reviendrai... je reviendrai...

On a tous du mal à devoir quitter les personnes que l'on aime, mais on sait tres bien que l'on va les revoir apres, le plus dur c'est l'attente jusqu'aux retrouvailles.
Certains affirment qu'ils peuvent quitter l'etre aimé (rompre) parce qu'ils aiment trop et parce que cette attente des retrouvailles est difficile à surmonter, alors que d'autres se contentent d'un baiser, d'une affirmation d'un amour partagé, et attendent le coeur plein d'espoir ce moment des retrouvailles.
Justine, 5 ans, m'a laissé monter dans ma voiture, un grand sourire aux levres. Elle sait que je l'aime, que le l'aimerai toujours et elle va m'attendre... elle sait que nous allons nous retrouver, elle va vivre sa vie de p'tite bonne femme et je reviendrai vers elle, le coeur autant rempli d'amour.

La distance fait peur.

Lui, 30 ans, a eu la meme reaction que Justine mais contrairement a cette jeune innocence mes paroles n'ont pas su le rassurer. Oui c'est pas evident de vivre une relation a distance, on le sait tous. Mais c'est pas insurmontable.

Voilà, cela doit faire au moins 20 minutes que mes yeux sont sur la route mais que mon esprit est ailleurs... je pense à Justine, elle me ramène à lui... mon esprit se rempli de lui, de si, de et si, de lui et encore de lui... il est partout.... il est toujours là... il a eu peur de la distance... il est parti... et moi je ne l'ai pas laissé partir... il a pris son train il y a trois semaines... trois semaines que notre relation n'existe plus... mais il est toujours là, dans ma tete, dans mon coeur, dans mes tripes.

C'est con la vie, c'est con l'amour!
C'est son choix, mais pas le mien. Malheureusement j'en subi les consequences. Je n'ai pas pu faire autrement que de l'accepter.
Pas envie de me battre pour lui?
Je l'aime, ca devrait etre suffisant.
Peur?
Certainement.
Il va le savoir. Il le sait tout ca.
Il faut que j'arrete de penser a lui, de parler de lui, d'écrire sur lui.
Pas envie.

J'attends. Ou plutot je suis dans l'illusion d'attendre. Oui c'est rassurant. Mais arrète de rever mon grand! Vis, bouge, pense à autre chose.... Je le fais déja tout ça, je l'ai fait, je le ferai, mais j'attends... j'attends jusqu'à quand?
J'etais bien avec lui. Je me raccroche a ce que je peux aujourd'hui. C'est certainement ça, je suis accroché, accroché dans le vide, pas envie de sauter.
Need a hand?

22/04/2005

22/04/05 - 09:57

Chasseur de têtes

Ca y est ils étaient là : 126 profils ! Je venais de m’installer à mon bureau, allumer mon ordinateur, les yeux encore bridés par une nuit trop courte de sommeil ; 126 personnes qui ont lancé leur message attendant indéniablement une réponse de ma part.
J’avais pour habitude le matin, après avoir saluer les quelques collaborateurs croisés dans les couloirs embaumant le café, d’ouvrir plusieurs fenêtres ou je me connectais à différents chats espérant y trouver ce que je recherchais depuis que je suis tout petit : le prince charmant, vaillant, mon héros du goûter. Je m’étais vite rendu compte que ces boites de « dialogues » n’étaient pas vraiment remplies de princes vaillants mais étaient bourrées de loups garous. Combien de fois j’avais fermé ma porte à double tours redoutant cet animal si souvent voire trop souvent décrit comme une bête féroce… mais avec le temps, les rencontres et les légendes urbaines dépiécées je n’avais plus vraiment peur du loup et m’était fait à l’idée de lui ouvrir ma porte lorsqu’il viendrait y faire toc toc toc.
Je lui avais donc offert mon hospitalité quelques semaines auparavant et il n’avait rien d’effrayant bien au contraire ; en y regardant de plus prêt ce n’était pas un loup mais plutôt un renard qui ne demandait qu’à être apprivoisé.

Je m’asseyais donc d’abord un peu loin de lui, comme ça, dans l’herbe.
Je le regardais du coin de l’œil et ne lui disais rien.
Le langage est source de malentendus.
Mais chaque jour je m’asseyais un peu plus près…
Ainsi j’apprivoisais le renard, mais l’heure du départ fut proche et le renard m’envoya sur les roses !

Alors, comme un vieux réflexe je retournais sur la toile mais tout était devenu fade, sans saveur. Revenir sur le réseau pour y retrouver un autre renard ? Mon renard était trop présent et c’est le temps que j’avais perdu avec mon renard qui avait fait mon renard si important. Je devenais responsable pour toujours de ce que j’avais apprivoisé.

Je survolais donc mes 126 candidatures et me pris au jeu de la sélection. Je redevenais professionnel, non pas chatter professionnel mais recruteur professionnel.
126 CV que j’allais scruter, ausculter, dépecer.
En fait ça n’est pas plus compliqué que le chat, je regarde, je survole, je m’arrête sur un détail, je cherche la faille, j’entoure, je raye, je pause des commentaires, je mets de coté, je vais voir plus loin, je reviens… pas de photo, pas de boulot ! heu non c’est pas très pro pour le coup là…pas de photo, fait moi voir ce que tu as dans le ciboulot ! oui là c’est mieux… Et puis c’est bien moi ça, je ne regarde que les candidatures masculines, c’est vrai j’oubliais les filles… question de parité… question de charité...

Chatteur, recruteur même combat ?
Pas si sur en fait…
Point de renard en ligne de tir…

On ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux.


21/04/2005

21/04/05 - 16:11

Le premier jour du reste de ma vie?

C'est ce que je me dis à chaque fois que je n'ai pas le moral et que je sors d'une crise de gros chagrin.
Non ça n'est pas de moi c'est d'Etienne Daho! mais je trouve la formule plutot bien adaptée quand on se traine un poids de 75 tonnes à la cheville: larguer les amarres!!!
On efface tout et on recommence?
Effacer quoi?
Je suis plutot du genre à ne garder que les bons moments, le positif; oui je sais j'ai toujours manqué d'objectivité... donc au final je ne garde que le meilleur!
Je garde les sourires et efface les larmes, ne pense qu'à ces petits bonheurs et évince les maux.
En fait meme si je me concentre et veux etre objectif: tout n'a été que Bon, pas une seule faute... oui c'etait trop beau pour etre vrai... et la chute n'en fut que plus dure...
Malgré la fin, la peine, la deception, la haine, le recul, le regret, je n'efface rien et... aujourd'hui est bel et bien le premier jour du reste de ma vie, certes avec une demie douzaine de boulets à trainer... mais ça me va bien, j'en fais mon bagage!
"C'est bon? tout le monde suit derrière?"



Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

(Etienne Daho)